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PHYTOPROTECTION 2000 (81) : 1 – 14

Contribution de l'écologie du paysage à la diversification des agroécosystèmes à des fins de phytoprotection
Bernard Estevez, Gérald Domon and Éric Lucas
PHYTOPROTECTION 81 : 1-14

[Use of landscape ecology in agroecosystem diversification towards phytoprotection] Manuscrit disponible en format pdf

Cet article de synthèse établit un lien entre la diversification des systèmes agricoles et le contrôle naturel des insectes ravageurs d'une part, et l'écologie du paysage d'autre part. L'analyse de la revue de littérature réalisée suggère que cette jeune science et le recours à la géomatique pourraient non seulement permettre de concevoir de nouvelles approches en recherche, mais aussi de participer à l'aménagement des agroécosystèmes à des fins de phytoprotection dans une perspective d'agriculture durable au Québec.

PHYTOPROTECTION 2000 (81) : 15 – 22

Pathogenicity of Beauveria bassiana isolates toward Leptinotarsa decemlineata [Coleoptera : Chrysomelidae], Myzus persicae [Homoptera : Aphididae] and their predator Coleomegilla maculata lengi [Coleoptera : Coccinellidae]
Silvia I. Todorova, Daniel Coderre and Jean-Charles Côté

PHYTOPROTECTION 81 : 15-22

[Effet pathogène de différents isolats de Beauveria bassiana sur Leptinotarsa decemlineata [Coleoptera : Chrysomelidae], Myzus persicae [Homoptera : Aphididae] et leur prédateur Coleomegilla maculata lengi (Coleoptera : Coccinellidae]] Manuscrit disponible en format pdf

L'effet pathogène de dix isolats de Beauveria bassiana de différentes sources et provenances géographiques a été évalué au laboratoire à une concentration de 107 conidies ml-1 sur deux insectes ravageurs, le doryphore de la pomme de terre ( Leptinotarsa decemlineata) et le puceron vert du pêcher ( Myzus persicae), et leur prédateur, la coccinelle maculée ( Coleomegilla maculata lengi). Six isolats ont provoqué une mortalité élevée sur les trois espèces d'insectes. Les quatre autres ont démontré un différent degré de spécificité pour les insectes visés. Les isolats 49, 233 et 210087 se sont avérés les plus intéressants comme agents de lutte biologique parce qu'ils ont démontré une forte virulence pour les insectes nuisibles mais ne causant qu'une faible mortalité pour la coccinelle.

PHYTOPROTECTION 2000 (81) : 29 – 48

Résumés des communications
Quebec Society for the Protection of Plants 92nd Annual Meeting (2000)
PHYTOPROTECTION 81 : 29-48

[Abstracts of Papers] Manuscrit disponible en format pdf

Extraits protéiques avec activité antimicrobienne contre les agents de la brûlure tardive et de la gale commune de la pomme de terre.
P. Audy, L. Broger, J. Jennings, T.Somerville et C. Goyer. Potato Research Centre, Agriculture and Agri-Food Canada, Fredericton, New Brunswick, Canada E3B 4Z7
Ces dernières années ont vu naître de nombreuses études traitant de la sélection et l’identification de polypeptides à potentiel antimicrobien. Les enzymes hydrolytiques ayant pour substrats les composants pariétaux fongiques et bactériens ont fait l’objet d’une attention particulière pour leur potentiel à inhiber la croissance de certains pathogènes végétaux, in vitro et in planta. Deux composantes importantes de la sélection ont été souvent négligées dans la perspective d’utiliser des protéines exogènes pour le développement de plantes plus résistantes aux microorganismes pathogènes : la stabilité et l’activité relative des polypeptides in planta. Ceci peut expliquer le succès mitigé de cette approche à ce jour dans le contrôle efficace des maladies végétales. Dans la présente étude, des polypeptides ont été extraits de diverses sources végétales et microbiennes et évalués pour leur potentiel à inhiber la croissance de plusieurs isolats agressifs des agents pathogènes causant la brûlure tardive et la galle commune de la pomme de terre. Les extraits montrant les réponses les plus décisives dans les essais in vitro ont été caractérisés plus longuement en utilisant la chromatographie d’exclusion et l’électrophorèse. La stabilité in planta des fractions actives a été mesurée par infiltration dans les tissus foliaires de pomme de terre et de tabac. Une fois récupérés par centrifugation légère, les extraits protéiques ont été évalués pour leur activité antimicrobienne résiduelle. L’identification et la caractérisation des polypeptides individuels est en cours.

Influence de la régie des cultures maraîchères sur la dynamique des populations de souchet en sol organique.
D.L.Benoit1, S. Myre2, G. Leroux2 et D.Cloutier3.1Centre de recherche et de développement en horticulture, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Saint-Jean-sur-Richelieu (Québec), Canada J3B 3E6;2Département de phytologie, Université Laval, Québec (Québec), Canada G1K 7P4; 3Institut de malherbologie, Sainte-Anne-de-Bellevue (Québec), Canada H9X 3R9
En 1993 dans la région du sud-ouest du Québec, on retrouvait le souchet comestible (Cyperus esculentus) dans 38 % des champs de carottes et dans 71 % des champs d’oignons en sol organique. Le but de l’étude était de comparer l’impact sur les populations de souchet d’une culture sarclée hâtive (laitue) suivie d’une demi-jachère mécanique, chimique ou l’implantation d’une plante couverture (orge) à celui d’un scénario conventionnel de production d’oignons. Deux sites ont été établis en sol organique (72 % M.O. et pH 5,8). Le dispositif expérimental était un bloc complet aléatoire avec trois (forte population) et quatre répétitions (faible population) et des parcelles de 2 m x 8 m. Pour évaluer l’impact des régies sur la dynamique des populations de tubercules, des échantillons de sol ont été prélevés pour les dénombrer dans chaque parcelle au début et en fin de saison. Quelle que soit la densité de la population, la formation des tubercules débute au plus tôt après 30 jours de croissance du souchet. La formation se fait généralement entre 40 et 50 jours. Lorsque

PHYTOPROTECTION 2000 (81) : 23 – 28

Toxic action of phosphine on the adults of the copra mite Tyrophagus putrescentiae [Astigmata : Acaridae]
Fuji Jian, Digvir S. Jayas, and Noel D.G. White

PHYTOPROTECTION 81 : 23-28

[Action toxique de la phosphine chez le ciron des champignons (Tyrophagus putrescentiae) [Astigmata : Acaridae] adulte] Manuscrit disponible en format pdf

Nous avons mesuré chez des cirons des champignons ( Tyrophagus putrescentiae) adultes l'absorption de phosphine et étudié in vivo et in vitro les effets inhibiteurs de ce gaz sur la cytochrome C-oxydase et la catalase. Nous avons constaté que la phosphine a réduit l'activité des deux enzymes, les valeurs d'inhibition relative des enzymes pouvant être décrites comme suit : catalase in vivo > catalase in vitro, cytochrome C-oxydase in vivo < cytochrome C-oxydase in vitro; les effets inhibiteurs in vitro étaient proportionnels à la durée de l'exposition des extraits cytosoliques à la phosphine. L'absorption de phosphine chez les cirons des champignons adultes augmente lorsque la concentration du gaz et la durée de l'exposition s'élèvent, mais la vitesse d'absorption est alors moins élevée que lorsque la concentration est faible et l'exposition courte. ll semble que le mécanisme d'absorption de la phosphine ne soit pas le même chez les acariens que chez les insectes.

PHYTOPROTECTION 2000 (81) : 49 – 56

Resistance of Pinus banksiana to the European race of Gremmeniella abietina
Gaston Laflamme and Robert Blais

PHYTOPROTECTION 81 : 49-56

[Résistance du Pinus banksiana à la race européenne de Gremmeniella abietina] Manuscrit disponible en format pdf

Au début des années 80, plus de 90 % de mortalité causée par Gremmeniella abietina, race européenne, a été relevée dans des plantations de pin rouge ( Pinus resinosa) localisées à environ 200 km au nord-ouest de Montréal, Québec, Canada. Les pins gris ( Pinus banksiana) avoisinants ne semblaient pas attaqués. Les forestiers ont donc reboisé ces aires avec des semis de pin gris. Des parcelles d'études de 100 pins gris ont été établies dans trois plantations sur les quatre sélectionnées en 1988. Comme références, des semis de pin rouge ont été plantés dans des conditions semblables dans la quatrième plantation en 1989. Les observations annuelles se sont déroulées de 1989 à 1992. La mortalité des semis de pin rouge atteignait 70 % en 1992 alors que les pins gris des trois sites expérimentaux n'étaient pas attaqués, à l'exception d'une brûlure à l'extrémité des pousses, caractéristique qui permet d'identifier la race au champ. Les symptômes de la race nord-américaine étaient présents à un taux très bas; leur incidence a augmenté sur le site I en 1992. Plus de 10 ans après la plantation, les pins gris montrent une résistance à la race européenne de G. abietina alors que tous les pins rouges sont morts.