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PHYTOPROTECTION 1996 (77) : 1 – 2

A Word from the Organizer
A. Gordon Thomas

PHYTOPROTECTION 77 : 1-2

[Un mot de l'organisateur] Manuscrit disponible en format pdf


PHYTOPROTECTION 1996 (77) : 3 – 11

Simulation of crop-weed competition : Models and their applications
S.E. Weaver

PHYTOPROTECTION 77 : 3-11

[Simulation of crop-weed competition : Models and their applications] Manuscrit disponible en format pdf

La compétition entre les cultures et les mauvaises herbes est un phénomène complexe. Des modèles de simulation exhaustifs, orientés vers les processus et traitant la compétition selon une approche systématique plutôt qu'empirique, peuvent offrir un aperçu des relations qui existent entre la compétition, la densité des cultures et des mauvaises herbes, les périodes relatives d'émergence, les divers caractères morphologiques et physiologiques, ainsi que les niveaux de ressources. Ils peuvent aussi être utilisés pour la prévision en tant que composante d'une approche systémique de lutte contre les mauvaises herbes. Cet article passe en revue les caractéristiques de quelques modèles de simulation récents de compétition entre les cultures et les mauvaises herbes, les espèces pour lesquelles leurs paramètres ont été adaptés, ainsi que leurs applications. Jusqu'à maintenant, ces modèles ont été principalement utilisés afin de prédire les pertes de rendement attribuables à la compétition exercée par les mauvaises herbes. Leur aptitude à simuler la production de graines de mauvaises herbes en réponse à certains facteurs environnementaux n'a pas été exploitée. La prochaine étape consistera à relier les modèles de simulation de compétition cultures-adventices aux modèles de dynamique des populations de mauvaises herbes, pour améliorer notre aptitude à prédire dans le temps les effets de diverses stratégies de lutte contre les mauvaises herbes. Les avantages et inconvénients de l'approche par modèles pour résou dre les problèmes de lutte contre les mauvaises herbes sont discutés.

PHYTOPROTECTION 1996 (77) : 29 – 39

Weed community ecology : Tedious sampling or relevant science? A Canadian perspective
D.A. Derksen

PHYTOPROTECTION 77 : 29-39

[Weed community ecology : Tedious sampling or relevant science? A Canadian perspective] Manuscrit disponible en format pdf

L'étude de l'écologie des communautés de mauvaises herbes implique des aspects de types d'espèces, de diversité et de variabilité spatiale et temporelle. Auparavant, la recherche canadienne dans ce secteur mettait l'accent sur les inventaires de mauvaises herbes, alors que la recherche a plus récemment porté sur la composition des communautés résultant des méthodes de travail du sol et des rotations. De nouvelles techniques d'analyse multivariée ont été utilisées afin d'analyser les mauvaises herbes à l'échelle de la communauté plutôt que celle de l'espèce, d'où une nouvelle compréhension de la dynamique des communautés. Quoique l'étude de l'écologie des communautés de mauvaises herbes implique souvent des échantillonnages laborieux, l'accroissement des efforts de recherche dans ce secteur devrait procurer les bases nécessaires au développement de stratégies efficaces de lutte intégrée contre les mauvaises herbes. Cet article présente les aspects de l'écologie des communautés de mauvaises herbes à la lumière de la recherche canadienne, et formule des recommandations pour de futures démarches de recherche.

PHYTOPROTECTION 1996 (77) : 13 – 28

Weed economic thresholds : Useful agronomic tool or pipe dream?
J.T. O’Donovan

PHYTOPROTECTION 77 : 13-28

[Weed economic thresholds : Useful agronomic tool or pipe dream?] Manuscrit disponible en format pdf

L'intérêt pour des approches de lutte contre les mauvaises herbes plus ration nelles et objectives s'est considérablement accru au Canada et ailleurs. Les questions de coût/bénéfices, les préoccupations environnementales et le développement de la résistance aux herbicides ont semé le doute sur la pertinence et la possibilité de poursuivre l'utilisation préventive des herbicides. Le concept de seuil d'intervention économique pour les mauvaises herbes et le concept plus large de lutte intégrée présentent un potentiel important comme outils agronomiques pratiques dans les systèmes de production canadiens. Un grand nombre d'expériences ont été menées afin de déterminer l'impact des mauvaises herbes sur le rendement des cultures, mais les modèles développés à partir de ces études ont été peu mis en pratique. Les contraintes à la mise en pratique de ces concepts comprennent l'absence de protocoles d'échantillonnage réalistes afin de déterminer l'impact des mauvaises herbes sur les cultures sur de vastes étendues, ainsi qu'un manque de renseignements sur les implications à long terme de la production de graines par les mauvaises herbes non contrôlées. Les malherbologistes qui mènent des expériences sur l'interférence causée par les mauvaises herbes devraient mieux définir leurs objectifs et devraient fournir des directives sur la façon dont leurs résultats peuvent être utilisés à la ferme. L'accent devrait être placé sur l'effet des cultures sur les mauvaises herbes plutôt que sur l'effet des mauvaises herbes sur les cultures. Une meilleure coordination des activités de recherche des malherbologistes s'impose. La mise en place de protocoles standards pour les études à long terme entre les sites et les années augmenterait la pertinence et la précision des modèles d'interférence, et pourrait conduire au développement de systèmes d'aide à la décision conviviaux et adaptés spécifiquement à la prise de décisions rationnelles de lutte contre les mauvaises herbes dans les systèmes canadiens de production des cultures. Le développement de tels systèmes sera essentiel à la mise en place de seuils d'intervention et de méthodes de lutte intégrée contre les mauvaises herbes.

PHYTOPROTECTION 1996 (77) : 41 – 56

Impact of soil microorganisms on weed biology and ecology
S.M. Boyetchko

PHYTOPROTECTION 77 : 41-56

[Impact of soil microorganisms on weed biology and ecology] Manuscrit disponible en format pdf

Quoique les populations de mauvaises herbes aient été traditionnellement réprimées par des méthodes chimiques et culturales, la lutte biologique par inondation du milieu avec des agents microbiens représente une stratégie supplémentaire de gestion des mauvaises herbes. Les agents pathogènes foliaires ont longtemps fait l'objet de recherches comme agents de lutte biologique potentiels, mais les microorganismes de la rhizosphere et leur influence sur la croissance et le développement des mauvaises herbes ont été ignorés jusqu'à tout récemment. Le sol de la rhizosphere contient une multitude de microorganismes, tels les rhizobactéries, les champignons phytopathogènes présents dans le sol et les champignons mycorhiziens à arbuscules, qui ont tous un impact direct ou indirect sur les mauvaises herbes et sur leur aptitude à la compétition. Dans certains cas, des microorganismes spécifiques ont un effet nuisible sur les mauvaises herbes et ils peuvent être exploités comme agents de lutte biologique. Les champignons mycorhiziens, omniprésents, sont des symbiotes bénéfiques qui peuvent transmetttre un avantage compétitif à leurs plantes-hôtes, tout particulièrement si la dépendance mycorhizienne s'exprime chez les mauvaises herbes plutôt que chez les cultures. Il peut être possible de tirer profit des divers microorganismes du sol en réduisant directement ou directement la compétition des mauvaises herbes et en faisant pencher l'avantage compétitif en faveur de la culture. Cependant les connaissances actuelles sur les relations entre les micro-organismes, les mauvaises herbes et les cultures sont limitées. Des efforts de recherche sont requis afin d'explorer l'utilisation des microorganismes du sol comme autre outil de lutte contre les mauvaises herbes.