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PHYTOPROTECTION 2003 (84) : 165 – 165

Les pesticides : perception et réalité
Ariel Fenster. Office for Science and Society, Department of Chemistry, McGill University, Montreal (Quebec), Canada H3A 2K6
PHYTOPROTECTION 84 : 165-165

[Pesticides: perception and reality] Manuscrit disponible en format pdf

Nous vivons dans un monde où l’anxiété est omniprésente. Nous nous inquiétons de la présence de mercure dans nos dents, de dioxines dans notre papier de toilette ou d’aluminium dans nos désodorisants. Mais plus que tout, nous nous inquiétons des dangers, réels ou imaginaires, cachés dans notre assiette. Cette conférence met en contraste la perception du public avec les données scientifiques disponibles au sujet des pesticides. Entre autres, les notions d’évaluation de risques, de toxines naturelles et synthétiques, de corrélation et de causalité seront présentées en s’appuyant sur des cas qui ont fait les manchettes récemment.

PHYTOPROTECTION 2003 (84) : 1 – 8

Management of the two-spotted spider mite, Tetranychus urticae [Acari: Tetranychidae] in eggplant fields
Noubar J. Bostanian, Martin Trudeau, and Jacques Lasnier

PHYTOPROTECTION 84 : 1-8

[Lutte contre le tétranyque à deux points, Tetranychus urticae [Acari : Tetranychidae] dans les champs d'aubergine] Manuscrit disponible en format pdf

Une évaluation sur trois saisons a démontré que l'aubergine (Solanum melongena) est très tolérante au tétranyque à deux points, Tetranychus urticae. Malgré le grand nombre d'acariens prédateurs, Neoseiulus fallacis ou Phytoseiulus persimilis, relâchés au champ, la lutte biologique contre le ravageur n'a pu être maintenue au champ. Basé sur une évaluation préliminaire de la récolte dans les parcelles traitées et non traitées et sur une évaluation qualitative de trois années, un seuil provisoire de traitement de 600 tétranyques à deux points par feuille réduirait le nombre de traitements contre ce ravageur sans affecter la récolte. Le nouvel acaricide spirodiclofen a été efficace contre le tétranyque à deux points dans un essai préliminaire.

PHYTOPROTECTION 2003 (84) : 19 – 29

Intra- and interspecific interactions among Tribolium castaneum and Cryptolestes ferrugineus in stored wheat at different insect densities
Raj B. Hulasare, Noel D.G. White, Digvir S. Jayas, and Colin J. Demianyk

PHYTOPROTECTION 84 : 19-29

[Interactions intra et interspécifiques de Tribolium castaneum et Cryptolestes ferrugineus à diverses densités dans le blé entreposé] Manuscrit disponible en format pdf

version française non disponible. version anglaise: Cryptolestes ferrugineus and Tribolium castaneum are important economical pests of stored-grain in Canada. Insects were reared separately or together on hard red spring wheat at three insect densities representing 1000, 500, and 250 adults per kilogram of wheat for single species and twice that of single densities for mixed species, in the laboratory (30 C, 70% RH). The experiment was conducted on dry (12% moisture content [MC], wet basis) and damp wheat (15% MC, wet basis). Adults were sampled every 2 weeks over a 10-week period. Sifted wheat was incubated at 30 C, 70% RH for 4 weeks to observe the number of adults emerging from immatures present under the seed coat of the wheat germ. All experiments were replicated four times. Initial insect densities, moisture content, and species combination had significant effects on the resulting adult population. Adult numbers for both species were higher on 15% MC wheat. In 12% MC wheat, T. castaneum numbers were higher than C. ferrugineus numbers when reared separately whereas this was reversed in 15% MC grain. Cryptolestes ferrugineus populations were significantly higher when reared with T. castaneum than when reared as a single species on 12% MC grain. The trend was reversed in 15% MC grain. At both grain moistures, T. castaneum numbers were higher as an isolated species compared to when reared with C. ferrugineus. The study suggested that T. castaneum populations were inhibited in the presence of C. ferrugineus. High insect density often accentuated these effects.

PHYTOPROTECTION 2003 (84) : 9 – 18

Effets de populations françaises du puceron du pois, Acyrthosiphon pisum [Homoptera : Aphididae] sur la résistance d'un cultivar de luzerne
René Bournoville, Serge Carré, Bernard Landré, Pierrick Aupinel, Emmanuelle Grimaud and Mathieu Epar
PHYTOPROTECTION 84 : 9-18

[Effects of French populations of the pea aphid Acyrthosiphon pisum [Homoptera: Aphididae] on alfalfa resistance] Manuscrit disponible en format pdf

Nous avons étudié les effets de populations françaises du puceron du pois (Acyrthosiphon pisum) de trois origines (Champagne, Languedoc, Poitou), prélevées dans des luzernières lors de diverses saisons et années, sur la résistance du cultivar CUF 101 de luzerne (Medicago sativa). Les populations aphidiennes de chaque origine ont été caractérisées par quatre marqueurs biochimiques, à deux reprises : lors des prélèvements réalisés au champ, et lors des tests d'estimation de la résistance réalisés en conditions contrôlées. Nous avons relevé 28 % de diminution de la variabilité génétique aphidienne (exprimée par les marqueurs biochimiques et leur couleur) entre ces deux séries. Dans les populations aphidiennes utilisées lors des tests, une faible diversification, estimée par l'indice de fixation FST se manifeste entre champs d'une même origine géographique, entre années et entre saisons. Cette diversification est plus marquée entre les zones géographiques distantes de 500 km. Cette variabilité des populations aphidiennes n'a pas d'effet majeur sur le niveau de résistance du cultivar CUF 101, puisque ce n'est que dans moins de 3 % des cas que son niveau de résistance élevé décroît de façon nette à un niveau intermédiaire. La discussion porte sur les effets de la constitution génétique des souches aphidiennes dans l'estimation de la résistance variétale.

PHYTOPROTECTION 2003 (84) : 27 – 35

Quackgrass (Elytrigia repens) control in potatoes (Solanum tuberosum) with clethodim
Jerry A. Ivany and J. Brian Sanderson

PHYTOPROTECTION 84 : 27-35

[Lutte au chiendent (Elytrigia repens) dans les cultures de pomme de terre (Solanum tuberosum) avec le cléthodime] Manuscrit disponible en format pdf

Les producteurs de pommes de terre ont besoin d'un moyen efficace de lutte au chiendent (Elytrigia repens) pour obtenir des rendements maximaux. Nous avons étudié l'efficacité du cléthodime en en examinant les effets sur plusieurs paramètres de croissance du chiendent et nous avons comparé le cléthodime à d'autres herbicides. La destruction des parties aériennes du chiendent avec le cléthodime appliqué au stade cinq feuilles a été moindre qu'au stade trois feuilles pour tous les taux d'application. Pour les deux stades d'application, la repousse des tiges et la production de rhizomes se sont produites avec des taux d'application de 0,075 à 0,150 kg m.a. ha-1, mais dans une mesure beaucoup moindre au taux plus élevé de 0,240 kg m.a. ha-1. La répression n'a pas été affectée par la longueur des rhizomes avec une destruction égale des parties aériennes et des réductions équivalentes de repousse et de poids des rhizomes, obtenus de plantes produites à partir de morceaux de rhizome contenant deux ou dix noeuds, pour des taux de 0,120 kg m.a. ha-1 ou plus. L'enlèvement des tiges de chiendent 6 heures après le traitement a occasionné une repousse et un poids de rhizomes plus importants à tous les taux d'application, mais cette réponse a été graduellement atténuée avec l'augmentation du taux d'application. L'enlèvement des tiges de chiendent 24 ou 96 heures après le traitement n'a pas eu d'effet négatif sur la réduction de la croissance du chiendent, ce qui indique qu'il y a une translocation rapide du cléthodime en conditions de serre. Sur le terrain, le cléthodime a réprimé à plus de 80 % le chiendent au stade trois à quatre feuilles avec un taux de 0,150 kg m.a. ha-1 lorsque combiné au sulfate d'ammonium.