wrapper

Connexion S'inscrire

Connexion

PHYTOPROTECTION 2004 (85) : 1 – 2

Note du rédacteur en chef
Danny Rioux
PHYTOPROTECTION 85 : 1-2

[Note from the Editor] Manuscrit disponible en format pdf

Avec la parution du premier numéro du volume 85, Phytoprotection voit sa présentation et son contenu modifiés. En effet, la revue adopte un format 216 X 279 mm (8 1/2 X 11 pouces) et une photo apparaît sur la page couverture, photo qui sera différente à chaque numéro.

La présentation et le contenu de Phytoprotection ont été récemment modifiés. En plus de publier des articles scientifiques originaux (frais de page), des communications brèves (frais de page) et des articles de synthèse (aucuns frais de page) traitant de tous les aspects de la protection des plantes, plusieurs nouvelles rubriques sont maintenant présentées :


Nouvelles avancées : Brèves synthèses d’articles d’intérêt en phytoprotection parus récemment dans la littérature scientifique et publiées sous la forme de « nouvelles ». Cette nouvelle rubrique vise à mettre en évidence certaines des avancées significatives récentes dans le vaste domaine de la protection des plantes. Chacun des courts textes, d’une quinzaine de lignes, résume l’avancée principale, après une brève mise en contexte du sujet d’étude. Les « Nouvelles » sont publiées en français et en anglais et aucuns frais de page ne s’appliquent.


Forum : Forum de discussion où les lecteurs abordent, dans une courte lettre, un article scientifique récent, un concept émergent en phytoprotection, une nouvelle approche de lutte contre les ravageurs, un nouveau produit, une nouvelle politique gouvernementale sur l’utilisation des pesticides, etc. La lettre est révisée par au moins un membre du comité de rédaction. Le rédacteur en chef se réserve le droit d’accepter ou non le texte ou de suggérer des modifications. Toute personne concernée par la lettre aura un droit de réplique. Les textes sont publiés en français et en anglais et aucuns frais de page ne s’appliquent.


Profil scientifique : Cette chronique bilingue présentera en un maximum de 4 pages, publiées dans les prochains volumes de la revue Phytoprotection, le portrait d’un ou d’une scientifique et de son groupe de recherche ayant contribué de par leurs activités à l’accroissement d’un champ de connaissances couvert par la revue. Cette chronique permettra également de mieux faire connaître périodiquement un organisme de recherche, de développement ou de transfert technologique dont les missions, les objectifs et les réalisations sont marquants en phytoprotection. Aucuns frais de page ne s’appliquent.


Minisynthèses : Les minisynthèses publiées dans Phytoprotection font le point sur les développements récents et à venir dans une discipline ou un champ d’application spécifique de la protection des plantes. D’une longueur de 3 à 5 pages, ces articles peuvent traiter d’un sujet de nature fondamentale, ou aborder un thème de nature plus technique ou appliquée. Les auteurs intéressés à soumettre une minisynthèse sont invités à contacter le rédacteur en chef, qui leur acheminera des instructions détaillées pour la préparation du manuscrit. Tout comme pour les articles de synthèse, aucuns frais de page ne seront chargés aux auteurs pour les minisynthèses et celles-ci seront soumises à deux réviseurs.


Technologies émergentes : Phytoprotection publie maintenant de courts articles techniques décrivant des approches nouvelles pour la détection, le dépistage ou l’échantillonnage des insectes et agents pathogènes ravageurs. Ces courts articles, d’une longueur de 1 à 3 pages sous leur forme publiée, peuvent présenter aussi bien des approc

PHYTOPROTECTION 2004 (85) : 3 – 3

Les phénols en évidence chez des arbres résistants à un champignon de bleuissement
Danny Rioux
PHYTOPROTECTION 85 : 3-3

[Noticeable involvement of phenols in trees resistant to a blue stain] Manuscrit disponible en format pdf

Les plantes répondent à différentes agressions en formant des structures de défense et en produisant des substances toxiques visant à repousser ou à limiter l’action d’insectes et d’agents pathogènes. L’action combinée du scolyte de l’écorce (Ips typographus) et du champignon de bleuissement Ceratocystis polonica, dont il est un vecteur, cause des dommages chez l’épinette de Norvège (Picea abies) allant même jusqu’à provoquer la mort de l’arbre. Deux clones d’épinette de Norvège furent inoculés avec C. polonica et les examens microscopiques révèlent que les arbres du clone résistant accumulent plus de phénols dans des cellules de parenchyme du phloème comparativement aux arbres du clone susceptible. L’amidon était présent en plus grande quantité et était transformé plus rapidement en composés phénoliques lorsque la résistance se manifestait. L’article montre que l’enzyme clé menant à la production des flavonoïdes, la chalcone synthase, est exprimée plus fortement chez le clone résistant. Les flavonoïdes sont des phénols pouvant se transformer en tanins et autres polymères insolubles, renforçant ainsi les structures de défense. Les auteurs ont également noté parallèlement à la résistance l’expression plus intense d’une peroxydase, autre enzyme essentielle à la synthèse phénolique. Comme souligné dans d’autres systèmes, c’est la rapidité avec laquelle les arbres répondent à l’agression qui est primordiale pour l’issue de cette interaction.

PHYTOPROTECTION 2004 (85) : 5 – 6

Highlights from the Canadian Journal of Plant Science
Paul Cavers

PHYTOPROTECTION 85 : 5-6

[Faits saillants de la Revue canadienne de phytotechnie] Manuscrit disponible en format pdf

La série sur la biologie des mauvaises herbes du Canada
Ayant débuté en 1972 et comprenant maintenant plus de 130 publications distinctes, plusieurs d’entre elles traitant de deux espèces ou plus, la série sur les mauvaises herbes du Canada saura intéresser les lecteurs de Phytoprotection. Plus de 15 de ces publications ont paru au cours des deux dernières années. Elles comprennent des articles complets et détaillés sur des espèces aussi importantes que le pissenlit (Taraxacum officinale), le phragmite commun (Phragmites australis) et le séneçon vulgaire (Senecio vulgaris). Pour chaque espèce, l’article inclut ses noms (latin, anglais et français), une description, l’importance économique (négative ou positive), la législation qui s’y rapporte, l’information sur les habitats et les communautés auxquels elle appartient, des renseignements sur sa distribution géographique et sa chronologie au Canada, de l’information sur sa croissance et son développement, sa reproduction, la dynamique des populations et les méthodes de lutte, et une liste d’animaux et de microorganismes qui l’attaquent.

En octobre 2003, un guide de présentation révisé pour la série a été publié (Can. J. Plant Sci. 83(4) : 661- 665). Cet article comprend une liste d’espèces pour lesquelles une publication a paru avant la fin de 2003 et une autre liste d’espèces que l’on voudrait voir publiées dans la série. Les auteurs éventuellement intéressés à faire paraître un article sur une espèce qui ne se retrouve sur aucune des deux listes doivent offrir leurs services au Dr Paul Cavers, Département de biologie, Université de Western Ontario, London (Ontario) N6A 5B7 (courriel : Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.). Toutes les offres doivent d’abord être acceptées par un comité de la Société canadienne de malherbologie (SCM).

La biologie des plantes exotiques envahissantes au Canada
Cette nouvelle série a été lancée en octobre 2003 avec la publication du guide de présentation (Can. J. Plant Sci. 83 : 655-659) et du premier article (Darbyshire, S.J., Wilson, C.E. et K. Allison sur l’Eriochloa villosa – l’ériochloé velue; Can. J. Plant Sci. 83 : 987-999). Dans cette série, l’expression « plante exotique envahissante » fait référence à « toute plante vasculaire récemment introduite au Canada, qui a déjà démontré sa capacité à envahir ou à devenir une mauvaise herbe dans d’autres régions de sa distribution géographique ou qui possède des caractéristiques qui révèlent un potentiel pour s’établir, proliférer, se propager et causer des torts de quelque nature que ce soit aux écosystèmes canadiens (y compris les agroécosystèmes) ». Il s’agira d’une série jumelle de celle sur la biologie des mauvaises herbes du Canada.

Les offres de participation à la série doivent être adressées au Dr Suzanne Warwick, Centre de recherches de l’Est sur les céréales et les oléagineux, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Édifice K.W. Neatby, Ferme expérimentale centrale, Ottawa (Ontario) K1A 0C6 (courriel : Cette adresse courriel est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.).

PHYTOPROTECTION 2004 (85) : 4 – 4

Phosphorus fertilization: Weeds may benefit more than crops
Kent Harrison

PHYTOPROTECTION 85 : 4-4

[Les engrais phosphatés : les mauvaises herbes peuvent en profiter plus que les cultures] Manuscrit disponible en format pdf

Blackshaw et al. (2004) ont récemment examiné les réponses respectives du blé, du canola et de 22 mauvaises herbes agricoles à la fertilisation phosphatée. Dans une étude en conditions contrôlées en serre et avec des plantes en pots, chaque espèce a été cultivée dans un sol provenant d’un champ additionné de P à des taux allant de 5 à 60 mg kg-1 de sol. La biomasse des tiges et des racines de toutes les espèces de mauvaises herbes s’est accrue en réaction à une augmentation de la fertilisation phosphatée, bien que l’ampleur de la réaction fut variable et dépendît de l’espèce. Par rapport au blé ou au canola, plus de la moitié des espèces de mauvaises herbes examinées ont eu des réactions semblables ou supérieures en matière d’augmentation de la biomasse des tiges et des racines lorsque les niveaux de P du sol se sont élevés. Cet effet a été plus apparent avec les niveaux de P du sol les plus élevés, alors que 17 des espèces de mauvaises herbes ont extrait du sol plus de P assimilable que le blé ou le canola. Avec l’augmentation des niveaux de P du sol, les prélèvements en P se sont accrus jusqu’à 50 % ou plus pour des espèces telles que le brome des toits et la folle avoine, mais sont restés pratiquement les mêmes pour d’autres espèces telles que la sétaire verte et l’échinochloa pied-de-coq. Une des conclusions tirées par les auteurs a été qu’une forte fertilisation phosphatée du blé, une culture avec une réaction relativement faible au P, peut être une mauvaise pratique agronomique s’il y a présence d’espèces de mauvaises herbes qui sont capables de réagir vivement au P du sol. Le développement de nouvelles stratégies de gestion des engrais qui favorisent plus les cultures que les mauvaises herbes serait un ajout important aux programmes de lutte intégrée contre les ennemis des cultures. Les résultats de cette étude laissent penser qu’il peut être possible d’ajuster les taux, le calendrier et le mode d’application des engrais phosphatés afin de procurer aux cultures le plus d’avantages possible par rapport à certaines mauvaises herbes.

PHYTOPROTECTION 2004 (85) : 7 – 12

Canadian use of aircraft for plant protection
Ralph H. Estey

PHYTOPROTECTION 85 : 7-12

[Utilisation d’avions pour la protection des plantes au Canada] Manuscrit disponible en format pdf

Depuis 1912, les Canadiens ont souvent effectué la protection des cultures agricoles, des vergers et des forêts contre les dommages causés par des agents pathogènes, des insectes, le gel et le feu à l’aide d’avions. On utilisa en premier lieu l’avion à ailes fixes seulement, mais à partir de 1947, celui-ci ainsi que l’aéronef à voilures tournantes ont été utilisés. Cette synthèse retrace de plus l’implication de personnes et de compagnies qui furent des pionniers lors du développement de méthodes de contrôle aériens de plusieurs agents biotiques et abiotiques dommageables pour nos plantes.