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PHYTOPROTECTION 2005 (86) : 1 – 2

Note du rédacteur en chef
Danny Rioux
PHYTOPROTECTION 86 : 1-2

[Note from the Editor] Manuscrit disponible en format pdf

Au cours des derniers mois, le Dr Gilles Émond nous a fait part de sa décision de quitter ses fonctions de rédacteur en chef de Phytoprotection. Sous la direction du Dr Émond et de son équipe, notre revue a notamment adopté une nouvelle présentation et un nouveau format qui se veulent plus attrayants pour les lecteurs ainsi que pour les auteurs des différentes communications scientifiques. Notre revue offre la possibilité de publier des résultats de recherche portant sur la pathologie, l’entomologie, la nématologie, la malherbologie et, depuis peu, les stress abiotiques. De plus, toute personne intéressée par la phytoprotection peut nous faire part de ses réflexions sur différents sujets par le biais de nouvelles rubriques : nouvelle avancée, forum de discussion, profil scientifique, mini-synthèse et technologie émergente. Vous trouverez tous les détails pertinents à ces rubriques en visitant notre site Web (www.phytoprotection.ca). Afin de mieux faire connaître le contenu de notre revue, il fut aussi décidé lors de la dernière réunion du comité de rédaction que les auteurs des communications scientifiques seraient contactés afin qu’ils dressent une liste des personnes auxquelles ils souhaiteraient qu’on achemine gracieusement une version pdf de leur plus récente publication dans Phytoprotection.

Au nom de tous les membres de la Société de protection des plantes du Québec, je tiens à remercier le Dr Émond pour les nombreuses années qu’il a consacrées à Phytoprotection en remplissant avec entrain et compétence ce travail des plus exigeants. C’est avec un enthousiasme mêlé d’un peu d’appréhension devant cette lourde tâche, je dois l’admettre, que j’ai accepté d’assumer la direction de notre revue. Le facteur d’impact de Phytoprotection a légèrement augmenté au cours des dernières années et ces résultats encourageants dépendent en grande partie de la qualité des textes et des suggestions que vous voulez bien nous faire parvenir. Il serait grandement souhaitable que votre réponse en ce sens soit même bonifiée dans le futur. Si tel était le cas, sachez qu’il ne fait aucun doute qu’avec la qualité du comité de rédaction actuel, notre revue continuera à s’améliorer et demeurera un médium de prédilection pour diffuser toute information scientifique relative à la protection des plantes.

Danny Rioux, rédacteur en chef

PHYTOPROTECTION 2005 (86) : 3 – 5

Nouvelles avancées
Varied Authors
PHYTOPROTECTION 86 : 3-5

[Research Breakthroughs] Manuscrit disponible en format pdf

Encre des chênes rouges : pouvoir de dissémination du Phytophthora ramorum en milieu naturel

La maladie de l’encre des chênes rouges ne s’est pas encore établie au Canada bien que l’agent causal, Phytophthora ramorum, ait été détecté dans de nombreuses pépinières de la Colombie-Britannique à la suite d’introductions en 2003 et 2004. Cette maladie est une menace sérieuse puisque l’on a rapporté aux États-Unis et en Europe qu’environ 75 espèces d’arbres et de plantes horticoles pouvaient être infectées par le P. ramorum. Elle est présente en milieu naturel en Amérique du Nord dans 14 comtés en Californie et dans un comté de l’Oregon. On connaît mal le potentiel de propagation de cet agent pathogène. L’étude mentionnée ci-dessous confirme que les chênes infectés sont de pauvres producteurs de spores même si ces arbres en meurent généralement alors que le laurier (Umbellularia californica), survivant toujours à l’infection, s’avère le principal hôte sur lequel P. ramorum sporule en milieu naturel en Californie. En laboratoire, 80 à 100 % des feuilles de laurier produisent des chlamydospores et des sporanges et le nombre de zoospores produit par feuille peut atteindre 5 200. Lors de pluies accompagnées par de forts vents, les auteurs rapportent que les propagules peuvent être transportées jusqu’à au moins 15 m de la source la plus proche de matériel infecté. Dans les cours d’eau, P. ramorum a été détecté jusqu’à un kilomètre des sites contaminés, un fait peu surprenant puisque les auteurs ont montré que les zoospores peuvent survivre jusqu’à 6 mois dans de l’eau distillée. Cette étude révèle aussi que P. ramorum peut infecter des feuilles de laurier placées sur du sol infesté et que ces feuilles peuvent à leur tour transmettre la maladie à des semis lors d’éclaboussures causées par la pluie. Ces résultats couplés au fait que jusqu’à 50 % des randonneurs testés pouvaient transporter du sol contaminé sur leurs chaussures montrent bien que cet agent pathogène possède plus d’une corde à son arc pour se propager efficacement en nature.

Davidson, J.M., A.C. Wickland, H.A. Patterson, K.R. Falk, and D.M. Rizzo. 2005. Transmission of Phytophthora ramorum in mixed-evergreen forest in California. Phytopathology 95 : 587-596.

Soumis par Danny Rioux, Service canadien des forêts, Sainte-Foy (Québec)

 


Le silicium : un « élément » à ne pas oublier en protection des plantes

Le silicium est un des éléments les plus abondants de nos sols et il est souvent présent en quantités aussi appréciables chez les plantes que certains éléments nutritifs majeurs (Ca and P par exemple), même si on tend généralement à le considérer comme banal lorsqu’on traite de nutrition minérale des plantes. À quelques occasions dans la documentation scientifique, il fut cependant rapporté que le silicium contribuait à protéger les plantes contre des herbivores, des agents pathogènes et certains facteurs abiotiques tels les métaux lourds et les stress hydriques. Gong et al. confirment que l’amendement d’un sol avec des silicates de sodium permet d’améliorer la performance de plants de blé (Triticum aestivum) poussant en conditions de stress hydrique. Cette étude indique que l’activité de certaines enzymes anti-oxydantes, comme la superoxyde dismutase, la catalase et la réductase du glutathion, augmente en présence de silicium. Une augmentation de l’assimilation nette de CO2 chez ces plantes est aussi notée. Les auteurs pensent que le silicium influencerait plusieurs activités physiologiques, notamment

PHYTOPROTECTION 2005 (86) : 19 – 23

Results of biological control of chestnut blight in Slovakia
Gabriela Juhásová, Katarína Adamčíková and Cécile Robin

PHYTOPROTECTION 86 : 19-23

[Résultats de la lutte biologique appliquée sur Castanea sativa en Slovaquie] Manuscrit disponible en format pdf

Le but de cette étude consistait à évaluer la vigueur de 2274 arbres de Castanea sativa dans la sous-région Štiavnicko-krupinská, en Slovaquie. Le degré de dommage des arbres a été évalué et exprimé selon une échelle de zéro à cinq et un indice de la vigueur des arbres, IhC, fut tiré de ces données Les valeurs de IhC variaient de 0,12 à 1,36. De 1992 à 1997, nous avons traité 714 chancres dans quatre sites avec des souches hypovirulentes de Cryphonectria parasitica obtenues de la Mycothèque INRA Clermont-Ferrand. Les traitements ont amené la cicatrisation d’environ 32,7 % des chancres traités.

PHYTOPROTECTION 2005 (86) : 7 – 17

Response of Acer saccharum seedlings to elevated O3 and CO2 concentrations
Catherine Gaucher, Pierre Dizengremel, Yves Mauffette and Normand Chevrier

PHYTOPROTECTION 86 : 7-17

[Réponse de semis d’Acer saccharum à des concentrations élevées de O3 et de CO2] Manuscrit disponible en format pdf

Des semis d’érable à sucre de 2 ans ont été exposés en chambre à ciel ouvert pendant 86 jours à trois fois la concentration ambiante de CO3 (3x) et à une forte concentration de CO2 (650 µL L-1), seul ou en combinaison. Le taux d’assimilation du CO2, la croissance des semis et les cires cuticulaires n’ont pas été modifiés par le traitement oxydatif après une saison de croissance. L’absence de réponse sous CO3 est attribuée à la faible conductance stomatique de l’érable à sucre et à l’entrée réduite de CO3 dans les feuilles qui en découle. De plus, l’alternance de périodes où les concentrations de CO3 sont faibles et de périodes où les concentrations de CO3 sont élevées a probablement permis aux semis de contrer le stress oxydatif. À la fin du mois d’août, la biomasse et le rapport assimilation nette de CO2/conductance stomatique au CO2 mesurés dans les deuxièmes pousses des semis exposés au fort CO2 ont doublé par rapport aux semis exposés au CO2 ambiant. Les conditions environnementales à l’intérieur des chambres (bonne disponibilité en lumière, éléments minéraux, eau) ont permis aux semis de profiter de la forte disponibilité en CO2. Les semis ont un avantage compétitif en termes de croissance dans les conditions environnementales de fort CO2 alors que trois fois la concentration ambiante de CO3 n’a pas diminué l’effet fertilisant du fort CO2.

PHYTOPROTECTION 2005 (86) : 25 – 29

Lien entre la préférence d’oviposition et la performance subséquente des larves chez la mineuse des agrumes Phyllocnistis citrella [Lepidoptera : Gracillariidae]
Saida Kharrat and Abderrahmane Jarraya
PHYTOPROTECTION 86 : 25-29

[Relationship between oviposition preference and the subsequent performance of citrus leafminer Phyllocnistis citrella [Lepidoptera: Gracillariidae] larvae] Manuscrit disponible en format pdf

La femelle de la mineuse des agrumes Phyllocnistis citrella [Lepidoptera : Gracillariidae] recherche de façon préférentielle les jeunes feuilles, riches en éléments nutritifs, pour pondre ses œufs et délaisse les feuilles âgées. La femelle a aussi tendance à revenir sur un hôte où un dépôt d’œufs en surnombre a préalablement été effectué par d’autres femelles. Il s’en suit une forte mortalité larvaire. Toutefois, la taille des survivants n’est pas affectée parce que la régulation se fait par élimination des individus surnuméraires.