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PHYTOPROTECTION 2006 (87) : 1 – 4

Hommage au Dr Gilles Émond
Richard Hogue
PHYTOPROTECTION 87 : 1-4

[ Tribute to Dr Gilles Émond] Manuscrit disponible en format pdf

Allocution de Monsieur Richard Hogue présentée en hommage à Monsieur Gilles Émond pour ses services à titre de rédacteur en chef de la revue Phytoprotection lors de la 97e réunion annuelle de la Société de protection des plantes du Québec (SPPQ) tenue les 9 et 10 juin 2005 à Gatineau, Québec, Canada.

Je remercie le conseil d’administration de la SPPQ pour l’opportunité qu’il m’offre de rendre hommage à Monsieur Gilles Émond pour son travail bénévole de rédacteur en chef de la revue Phytoprotection réalisé depuis 10 ans.

Je vous présente d’abord quelques notes biographiques qui vous aideront à mieux connaître la carrière de scientifique et de gestionnaire deMonsieur Émond :

  • Après avoir complété sa formation d’agronome à l’Université de Montréal en 1958, Monsieur Émond entrait en fonction au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ). Il y travaillera pendant 36 ans.
  • De 1962 à 1968, il complétait successivement ses études de maîtrise et de doctorat en malherbologie à l’Université McGill. Son projet de maîtrise portait sur le mode d’action du linuron utilisé en préémergence, tandis que sa thèse de doctorat s’intitulait : L’absorption et la distribution du linuron dans le haricot et son action sur la photosynthèse et la respiration.
  • En 1965, Monsieur Émond était maître d’œuvre de la conception et de la présentation du premier cours en malherbologie offert à l’Université Laval.
  • En 1970, le premier cours en malherbologie offert aux agronomes des régions agricoles du Québec était préparé et présenté sous sa direction.
  • En 1971, sa carrière de gestionnaire débutait comme directeur du Service de recherche en défense des cultures du MAPAQ. De plus, en 1972, il était le président-fondateur de la Commission de malherbologie du Québec, ceci tout en assumant la fonction de président de la SPPQ de 1972 à 1973.
  • Enfin, de 1992 à 1994, il devenait cadre-conseil à la Direction de la recherche et du développement du MAPAQ.

Par ailleurs, l’implication de Monsieur Émond dans le monde de l’édition et de la diffusion des informations scientifiques en protection des plantes ne date pas d’hier. Ses contributions ont pris diverses formes au fil du temps.

  • En 1975, il élaborait la structure du Réseau d’avertissements phytosanitaires du Québec et il en a assumé la gestion pendant 17 ans.
  • En 1985, à titre de directeur du Service de phytotechnie de Québec, il veillait à la mise en place du Laboratoire de diagnostic en entomologie, malherbologie et phytopathologie du MAPAQ.
  • En 1995, Monsieur Émond acceptait de relever le défi que lui proposait la SPPQ et devenait rédacteur en chef de la revue Phytoprotection.

Pour accomplir cette tâche, Monsieur Émond pouvait compter sur ses nombreuses expériences : il avait été rédacteur associé en malherbologie pour Phytoprotection de 1980 à 1984 ainsi que rédacteur en chef de la 3e édition du volume Nom des maladies des plantes au Canada publiée par la SPPQ en 1992 et de la réimpression de la 3e édition corrigée en 1996. Par surcroît, au cours de sa carrière au MAPAQ, Monsieur Émond avait coordonné la rédaction et la publication de quelques guides et manuels, tels que les manuels de lutte contre les ennemis des cultures, de même que des feuillets de l’Atlas sur les ennemis des cultures. Il avait également supervisé la mise en place de systèmes-experts pour l’aide au diagnostic et à la prise de décision en malherbologie et en phyt

PHYTOPROTECTION 2006 (87) : 5 – 7

Nouvelles avancées
Varied Authors
PHYTOPROTECTION 87 : 5-7

[Research Breakthroughs] Manuscrit disponible en format pdf

Un modèle prévisionnel pour l’étude du développement de souches résistantes à l’échelle régionale


L’apparition de souches résistantes aux fongicides est devenue un problème majeur dans la lutte contre les maladies des plantes cultivées. La capacité de dissémination de ces souches sur de grandes superficies est particulièrement problématique dans le contrôle des maladies. Jusqu’à présent, la plupart des études portant sur ce sujet se sont concentrées sur le développement des souches résistantes à l’intérieur d’un champ. L’effet de la migration sur de plus longues distances a par conséquent été omis dans la plupart des modèles d’étude. Afin d’y remédier, Parnell et al. (2006) ont développé un modèle destiné à analyser les interactions entre les populations d’agents pathogènes présentes à l’intérieur de champs traités de façon hétérogène avec des fongicides et ainsi à évaluer leur effet sur la propagation de souches résistantes à l’échelle régionale. Selon ces travaux, la dynamique des populations dépend de la capacité de compétition des souches pathogènes, de la fraction des champs ayant été traitée et de la capacité de reproduction et d’infection de l’agent pathogène. Ce modèle prévoit quatre résultats possibles définis par des seuils pour une population régionale, soit des champs infestés par la souche résistante seulement (champs résistants), des champs infestés par la souche susceptible seulement (champs susceptibles), la coexistence de ces deux types de champs ou la disparition complète de l’agent pathogène. Les simulations effectuées à partir de ce modèle ont montré qu’avec l’augmentation de la fraction de champs traités la proportion de champs susceptibles diminue et qu’à partir d’une valeur seuil les champs résistants sont en mesure d’envahir la région étudiée. Par conséquent, selon ce modèle, une répression maximale de l’agent pathogène à l’échelle régionale serait atteinte lorsqu’une fraction maximale des champs est traitée avec le fongicide tout en restant sous le seuil correspondant à l’invasion de la région par la souche résistante. Ces travaux mettent en évidence des différences marquées avec les modèles existants basés sur des études à petite échelle. Premièrement, ce modèle montre que la production de spores et le taux d’infection influencent grandement le seuil critique d’invasion par une souche résistante au niveau régional, contrairement à ce qui a été observé à l’intérieur d’un champ. Deuxièmement, il montre que la coexistence entre champs résistants et susceptibles augmente lorsque le mouvement de spores entre champs traités et non traités est élevé. L’étude de ce modèle suggère que l’efficacité des stratégies de lutte contre la propagation de souches pathogènes résistantes aux fongicides serait améliorée si les interactions entre champs étaient prises en considération.

Parnell, S., F. van den Bosch, and C.A. Gillian. 2006. Large-scale fungicide spray heterogeneity and the regional spread of resistant pathogen strains. Phytopathology 96 : 549-555.

Soumis par Valérie Gravel et Russell Tweddell, Centre de recherche en horticulture, Université Laval, Québec (Québec)

 


Un champignon albinos comme agent de lutte au bleuissement du bois

Les champignons causant le bleuissement (i.e. coloration de l’aubier) n’altèrent pas la structure du bois, mais affectent son esthétique. Pour l’industrie du sciage, les pertes associées à cette coloration peuvent être considérables. Les auteurs rapportent par exemple que des usines de sciage en Alberta ont déclaré des pertes de cinq millions de dollars par année. Le

PHYTOPROTECTION 2006 (87) : 17 – 27

Histopathology of Fusarium wilt of staghorn sumac (Rhus typhina) caused by Fusarium oxysporum f. sp. callistephi race 3. III. Host cell and tissue reactions
Guillemond B. Ouellette, Mohamed Cherif, and Marie Simard

PHYTOPROTECTION 87 : 17-27

[L’histopathologie de la fusariose du vinaigrier (Rhus typhina) causée par le Fusarium oxysporum f. sp. callistephi race 3. III. Réactions cellulaires et tissulaires chez l’hôte] Manuscrit disponible en format pdf

Diverses réactions cellulaires ont été observées chez des plants de vinaigrier inoculés par le Fusarium oxysporum f. sp. callistephi. Ces effets ont été notés au moyen de la microscopie photonique et électronique à transmission et par des tests cytochimiques. Ainsi, on a observé la formation de nombreux canaux de latex dans le liber et de thylles dans les éléments de vaisseaux, des épaississements ou autres modifications des parois cellulaires, des cloisons adventives dans certaines cellules et de l’hyperplasie et de l’hypertrophie cellulaires dans certains tissus. Les parois des thylles se sont marquées pour la pectine et la cellulose, sauf les couches lucides apparemment subérisées présentes dans plusieurs de ces thylles. Ces couches étaient également présentes dans les cellules de la couche médullaire ainsi que dans plusieurs cellules de parenchyme et même des fibres. Des barrières de protection se sont formées et elles étaient composées de cellules de parenchyme avec des parois épaissies et à contenu de forte densité et de fibres avec des parois additionnelles dites gélatineuses. Des altérations pariétales prononcées, reliées à de la matière opaque, se trouvaient dans ces cellules ou dans les parois avoisinantes. Plusieurs particules interreliées occupaient certaines cellules infectées pourvues de seulement quelques traces de cytoplasme altéré. Tel qu’observée en microscopie photonique, une zone de prolifération de cellules plus ou moins bien différenciées était visible à la marge extérieure du xylème. Du côté de la moelle et de la couche médullaire, une multiplication accrue de cellules provenant de ces tissus a également été notée. Ces masses tissulaires inusitées avaient découpé le xylème, formant avec celui-ci un genre de muraille et émergeant en monticules sur la tige.

PHYTOPROTECTION 2006 (87) : 9 – 15

Influence of MCPA on Fusarium oxysporum root rot and red clover growth under controlled greenhouse conditions
Ricardo Ceballos, Graciela Palma, Fernando Perich, Fernando Pardo, and Andrés Quiroz

PHYTOPROTECTION 87 : 9-15

[Effets du MCPA sur la pourriture fusarienne causée par le Fusarium oxysporum et sur la croissance du trèfle rouge en serre] Manuscrit disponible en format pdf

La pourriture fusarienne des racines, causée par le Fusarium oxysporum, est une maladie qui diminue la pérennité du trèfle rouge. Les pratiques agronomiques pour la culture du trèfle rouge incluent l'application de MCPA, mais on ne connaît pas les effets de cet herbicide sur la maladie. Les effets du MCPA sur la pourriture fusarienne des racines, causée par le Fusarium oxysporum, et sur la croissance du trèfle rouge (Trifolium pratense) furent évalués lors d'une expérience en serre. De plus, la croissance mycélienne in vitro et la germination des conidies du F. oxysporum furent étudiées. Pour le poids de matière sèche du système foliacé et pour le diamètre du collet des plantules, l'interaction de l'herbicide et de l'inoculum était significative à 30 jours. Le traitement herbicide–inoculum diminua le poids de matière sèche du système foliacé de 20 % à une fois la dose et de 24 % à deux fois la dose, et le diamètre du collet fut réduit de 10 % à la dose la plus élevée. À la fin de l'expérience, le traitement au MCPA avait réduit de 40 % le poids de matière sèche des racines. L'application de MCPA a fait augmenter l'intensité de la pourriture fusarienne des racines sur les plantules de trèfle rouge et a provoqué de la phytotoxicité à forte dose. L'interaction avec les autres paramètres de la croissance n'était pas significative, ce qui indique que l'effet de l'herbicide et celui de l'inoculum étaient indépendants. Le MCPA a réduit la germination des conidies et la croissance mycélienne in vitro. Les résultats suggèrent que la croissance du trèfle rouge pourrait être affectée négativement par le F. oxysporum après l'application de MCPA et que l'intensité de la pourriture fusarienne des racines augmente avec de fortes doses de MCPA.

PHYTOPROTECTION 2006 (87) : 29 – 42

Tissue invasion and alteration in eggplant infected with Verticillium dahliae: A light and transmission electron microscopy study
Guillemond B. Ouellette and Hélène Chamberland

PHYTOPROTECTION 87 : 29-42

[Observations en microscopie photonique et électronique à transmission du mode d’infection et d’altération des tissus chez l’aubergine infectée par le Verticillium dahliae] Manuscrit disponible en format pdf

Un objectif de cette étude a été de caractériser, dans des plants inoculés, les composantes exogènes aux éléments de vaisseaux, dont les enduits sur la paroi vasculaire, et leurs liens avec des altérations cellulaires et la présence de matière opaque dans les lamelles mitoyennes et le périplasme de cellules paratrachéales. Des tests pour localiser certains composés pariétaux ont été utilisés. Les enduits étaient formés de diverses couches, dont une première, mince et opaque et d’aspect membranaire, et d’autres plus épaisses et translucides alternant avec des couches opaques. Plusieurs gonflements circulaires se trouvaient dans ou à la marge de ces strates (VWLM). D’autres réseaux sinueux, apparemment issus de l’espacement des bandes formant la première couche de l’enduit, se trouvaient dans les vaisseaux. La matière périplasmique contenait des structures filamenteuses et de nombreuses particules opaques d’allure ribosomique. La partie interne des champs de ponctuations montrait des bandes opaques éparses, non marquées pour la cellulose, recouverte d’une couche plus compacte, marquée pour ce substrat. Les résidus altérés n’étaient libérés dans les vaisseaux qu’en cas de rupture du VWLM montrant l’absence de marquage pour ces deux substrats. Les épaississements secondaires des parois vasculaires étaient souvent altérés ou détachés de leur base, expliquant la présence de matière translucide marquée pour la cellulose dans les vaisseaux.