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PHYTOPROTECTION 2013 (93) : 43 – 46

Isolats canadiens de nématodes entomopathogènes : virulence contre les vers-gris noirs (Lepidoptera: Noctuidae)
Guy Bélair , Louis Simard, and Julie Dionne
PHYTOPROTECTION 93 : 43-46

[Canadian entomopathogenic nematode isolates: virulence against black cutworm (Lepidoptera: Noctuidae)]

La virulence de dix isolats indigènes et deux isolats commerciaux de nématodes entomopathogènes contre le vers-gris noir, Agrotis ipsilon, a été évaluée en laboratoire. Lorsqu'on compare les isolats commerciaux, Steinernema carpocapsae a démontré une virulence supérieure à S. feltiae. Un isolat indigène de S. carpocapsae (6Sc) a affiché une virulence similaire ou supérieure à la formulation commerciale contre les larves de vers-gris noir. Le nématode indigène S. kraussei a démontré une faible virulence dans notre étude.

Mots clés : Gazon, lutte biologique, nématodes entomopathogènes, Steinernema carpocapsae, Steinernema feltiae, terrains de golf, vers-gris.

PHYTOPROTECTION 2013 (93) : 1 – 7

Effect of harvest date on barley grain contamination with Fusarium spp. and deoxynivalenol in northeastern Ontario
Allen G. Xue, John Rowsell, Keh Ming Ho, Yuanhong Chen, Dawn T. Chi, Ameur Manceur, Shuzhen Zhang and Changzhong Ren

PHYTOPROTECTION 93 : 1-7

[Effet de la date de récolte sur la contamination des grains d’orge par les Fusarium spp. et le désoxynivalénol dans le nord-est de l’Ontario]

L’effet de la date de récolte sur l’incidence des concentrations aéroportées de Fusarium spp. et de désoxynivalénol (DON) chez l’orge (Hordeum vulgare L.) a été étudié à l’aide de trois cultivars dans trois sites en Ontario en 2004 et 2005. Le profil des Fusarium spp. aéroportées était dominé par F. equiseti (Corda) Sacc., F. sporotrichioides Sherb. et F. poae (Peck) Wollenw., retrouvées dans 4,4 %, 3,3 % et 1,6 % des grains et représentant 39,3 %, 29,4 % et 14,2 % de la population pathogène de Fusarium, respectivement. Fusarium graminearum Schwabe et F. avenaceum (Fr.) Sacc. ont été retrouvées dans <1 % des grains et représentaient 8,3 % et 6,6 % de la population pathogène, respectivement. D’autres espèces, y compris F. acuminatum Ellis & Everh., F. culmorum (W.G. Sm.) Sacc. et F. semitectum Berk. & Rav., étaient présentes dans seulement 0,2 % des grains et représentaient <2 % de la population. Le taux d’incidence de toutes les espèces de Fusarium augmentait de 6,9 à 13,9 % lorsque la récolte était retardée. Chez les espèces les plus souvent retrouvées, seuls les taux de F. avenaceum et F. sporotrichioides ont augmenté lorsqu’on retardait la récolte, alors que les autres espèces n’ont pas suivi de tendance claire. Les concentrations de DON dans les grains récoltés variaient entre 0,20 et 0,28 mg kg‑1 selon les cinq dates de récolte et n’étaient pas statistiquement différentes. Des différences significatives dans l’incidence de toutes les espèces de Fusarium et dans les concentrations de DON ont été observées entre les cultivars, entre les sites, et entre les deux années de l’étude. La concentration de DON la plus élevée observée au cours de l’étude était de 0,5 mg kg‑1, ce qui se situe sous le seuil canadien de tolérance de 1,0 mg kg‑1.

PHYTOPROTECTION 2013 (93) : 16 – 18

Symposium: Spores, toxines et allergènes des espèces nuisibles – les risques pour la santé humaine
Various authors
PHYTOPROTECTION 93 : 16-18

[Symposium: Spores, toxins and allergens of plant pests – Risks for human health]

Mildiou et pomme de terre (Solanum tuberosum) biologique : de la bouillie bordelaise aux alternatives
P. Audy. Centre de recherche sur les sols et les grandes cultures, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Québec (Québec), Canada G1V 2J3

La production de pomme de terre représente un important secteur agricole au Canada et dans plusieurs pays. Elle est toutefois exigeante et demande de nombreuses interventions au cours de la saison pour le contrôle du mildiou de la pomme de terre. Depuis quelques années, on assiste à l’expansion significative du secteur de la production biologique, principalement en raison des préoccupations des consommateurs envers les impacts environnementaux des pesticides chimiques et leurs conséquences sur la qualité des aliments. Tout comme en système de production classique, le contrôle du mildiou de la pomme de terre causé par le Phytophthora infestans s’avère le défi le plus important des producteurs de pomme de terre biologiques. Quand les conditions sont favorables, les foyers d’infection peuvent apparaître rapidement et lamaladie peut se répandre à une vitesse foudroyante à l’ensemble des superficies cultivées. Les producteurs biologiques ont longtemps compté sur les produits à base de cuivre pour lutter contre cette maladie, mais depuis quelques années, les inquiétudes en rapport à l’accumulation de cuivre et ses effets toxiques sur l’écosystème ont encouragé le développement des méthodes alternatives. En quoi consistent ces méthodes et quelle est leur charge environnementale en comparaison aux interventions classiques?


Microorganismes pathogènes pour l’humain dans l’environnement agricole : impact sur la salubrité des fruits et légumes
C. Côté. Institut de recherche et de développement en agroenvironnement, Saint-Hyacinthe (Québec), Canada J2S 7B8

La salubrité est devenue un enjeu majeur de la mise en marché des fruits et légumes au Québec et ailleurs dans le monde. Les fumiers et l’eau d’irrigation font partie des intrants faisant l’objet de préoccupations. De façon générale, les populations demicroorganismes entériques introduits dans l’environnement agricole suivent une décroissance exponentielle en fonction du temps. Deux stratégies contribuent à réduire le risque de contamination des récoltes : réduire la charge initiale de microorganismes potentiellement pathogènes pour l’homme et/ou augmenter le délai entre l’irrigation/les épandages et la récolte. Des projets ont été réalisés afin de préciser la persistance de microorganismes indicateurs (ex. : E. coli) et pathogènes (ex. : Salmonella spp.) provenant des fumiers et de l’eau d’irrigation dans le sol et les cultures. À la suite de l’épandage d’un lisier de porc ayant un contenu élevé en E. coli, le délai requis pour que les populations bactériennes redeviennent nulles dans le sol peut atteindre 100 j. La survie maximale de Salmonella spp. observée dans le sol de surface a atteint 54 j. Le contenu de l’eau en E. coli et la date d’irrigation ont un impact souvent statistiquement significatif sur la probabilité de détecter la bactérie sur des cultures telles que la laitue, le brocoli et le chou-fleur. Certaines stratégies permettent d’assainir l’eau d’irrigation et les fumiers avant leur application au champ pour les situations où le délai sécuritaire ne peut être respecté.

Prévalence des manifestations allergiques associées à l’herbe à poux chez les jeunes Montréalais
L. Jacques1,2,3, S. Goudreau1, C. Pla

PHYTOPROTECTION 2013 (93) : 8 – 15

Antioxidant response of the invasive herb Ambrosia artemisiifolia L. to different irradiance levels
Zhong Qin, DanJuan Mao, GuoMing Quan, Jia-En Zhang, JunFang Xie and Antonio DiTommaso

PHYTOPROTECTION 93 : 8-15

[Réponse antioxydant de l’herbe envahissante Ambrosia artemisiifolia L. à différents taux de flux énergétique]

Dans le sud de la Chine, l’espèce exotique envahissante Ambrosia artemisiifolia L. a été comparée à une espèce indigène compagne, Urena lobata L., afin d’évaluer le rôle protecteur potentiel fourni par les systèmes antioxydants de la feuille lors de l’acclimatation des plantes envahissantes soumises à différents taux de flux énergétique. Les activités antioxydants de la superoxyde dismutase (SOD), de la peroxydase (POD) et de la catalase (CAT) ont été examinées sous quatre régimes de flux énergétique : 10 % (ombrage dense), 30 % (faible flux énergétique), 55 % (flux énergétique moyen) et 100 % (flux énergétique complet). Le contenu en proline libre (Pro) et le taux de peroxydation lipidique en termes de malonaldéhyde (MDA), de réductase de glutathion (RG) et de polyphénols de thé (PT) ont également été évalués pour différents taux de flux énergétique. Les activités enzymatiques antioxydantes de SOD et de CAT et les contenus en MDA, RG et PT des deux espèces ont augmenté avec l’augmentation des taux de flux énergétique. L’espèce invasive A. artemisiifolia était en mesure de récupérer les radicaux d’oxygène plus efficacement à un taux de flux énergétique plus élevé grâce à une activité accrue de la CAT et des contenus de RG et PT plus élevés, bien que l’activité de la SOD dans la feuille n’ait pas beaucoup augmentée. Cette espèce exotique a également maintenu des fonctions physiologiques normales lorsque soumise à de faible taux de flux énergétique, ce qui pourrait être attribuable à l’augmentation de l’activité de la POD en lien avec une diminution du taux de flux énergétique. Une plus grande efficacité des réactions adaptatives des enzymes antioxidants pourrait protéger les plantes du stress relié au flux énergétique et contribuer à l’envahissement de l’A. artemisiifolia dans les régions tropicales et subtropicales.

PHYTOPROTECTION 2013 (93) : 19 – 24

Résumés des communications scientifiques
Various authors
PHYTOPROTECTION 93 : 19-24

[Paper Session Abstracts]

Characterization of Alternaria species complex and related genera by multilocus DNA sequencing
T. Barasubiye1, H.D.T. Nguyen2, J. Jaja2, J. Siciliano2, C. Babcock1 and M. Corlett1. 1Eastern Cereal and Oilseed Research Centre, Agriculture and Agri-Food Canada, Ottawa (Ontario), Canada K1A 0C6; 2University of Ottawa, Ottawa (Ontario), Canada K1N 6N5

Species of Alternaria cause a wide range of economically important diseases on a variety of crops and are difficult to identify based on morphology. We report a DNA method based on multilocus (ITS, RPB2, EF-1alpha, glyceraldehyde-3-phosphate dehydrogenase and endopolygalacturonase) sequencing to characterize and identify Alternaria species that produce small or large spores, and related genera obtained from the Canadian Fungal Cultures Collection. Genomic DNA was extracted from selected cultures of Alternaria spp., Stemphylium spp. and Ulocladium spp. using the Qiagen DNeasy Plant Mini kit. We successfully amplified and obtained amplicons of uniform size from genomic DNA from all small spores of Alternaria and related genera using primers for the five selected genes. No amplification was obtained from genomic DNA of large spores species with primers designed to amplify a portion of endopolygalacturonase gene. With a primer pair designed to amplify EF-1alpha, we consistently obtained an amplicon that discriminates the group with small spores from the large spore-producing cultures of Alternaria in our collection. By using a multilocus DNA sequencing approach, we clearly demonstrated the potential use of endopolygacturonase gene to discriminate Alternaria gaisen, a quarantine species in the Alternaria alternata species complex.


Découverte de Pratylenchus alleni dans le soja (Glycine max) au Québec, une manifestation des changements climatiques?
G. Bélair1, B. Mimee1 et S. Miller2. 1Centre de recherche et de développement en horticulture, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Saint-Jean-sur-Richelieu (Québec), Canada J3B 3E6; 2Agence canadienne d’inspection des aliments, Fallowfield (Ontario), Canada K2H 8P9

En 2011, des réductions importantes de croissance ont été observées dans un champ de soja de 10 ha cultivé sur un sol de texture légère à Saint-Anicet, au Québec. Une réduction de rendement de 46 % a été enregistrée dans les parcelles présentant des symptômes par rapport aux parcelles asymptomatiques et une réduction de 41 % par rapport aux zones en bordure des parcelles avec symptômes. Une analyse des racines a révélé la présence du nématode Pratylenchus alleni dont les densités ont été estimées à 1 119 g-1 de racine sèche dans les parcelles endommagées, tandis que des densités de 335 et 524 P. alleni g-1 de racine ont été dénombrées dans les parcelles asymptomatiques et dans celles situées en bordure des parcelles affectées, respectivement. Aux États-Unis, la pathogénicité de P. alleni dans le soja a été formellement établie dans les États du sud-ouest. À notre connaissance, il s’agirait ici de la première mention de P. alleni au Canada, de même que la première détection de dommage aux champs causé par un nématode des lésions dans la culture du soja au Canada. Ce nématode, qui se développe davantage que l’espèce locale P. penetrans à des températures plus élevées, serait-il une manifestation des changements climatiques?


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