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PHYTOPROTECTION 1994 (75) : 1 – 18

Integrated weed management and weed species diversity
D.R. Clements, S.F. Weise and C.J. Swanton

PHYTOPROTECTION 75 : 1-18

[Integrated weed management and weed species diversity] Manuscrit disponible en format pdf

Les méthodes alternatives de gestion des mauvaises herbes, telles que la gestion intégrée, peuvent permettre la persistance de populations de mauvaises herbes sous un seuil économique déterminé. Une diversité accrue des espèces de mauvaises herbes peut aussi en résulter. Si la diversité ainsi que le nombre d'interactions écologiques augmentent, les espèces de mauvaises herbes devraient être considérées comme une communauté interactive plutôt que comme un ensemble disparate de cibles contre lesquelles lutter. Cet article de synthèse résume les méthodes d'évaluation de la diversité dans des systèmes non gérés, examine comment les techniques de gestion intégrée peuvent modifier la diversité des espèces de mauvaises herbes, et finalement, suggère des façons de développer des stratégies pour gérer la diversité des mauvaises herbes par la gestion intégrée de celles-ci. Les méthodes utilisées pour évaluer la diversité dans les systèmes naturels peuvent servir à évaluer la diversité des mauvaises herbes dans des systèmes alternatifs de gestion intégrée. Nous avons effectué des calculs préliminaires de diversité pour le labour réduit, l'utilisation modifiée des herbicides, les rotations culturales, la période critique d'intervention contre les mauvaises herbes, les techniques d'amélioration de la compétitivité des cultures et les méthodes de lutte alternatives. Plusieurs de ces techniques de gestion intégrée peuvent éventuellement résulter en des modifications de la diversité des espèces de mauvaises herbes. Nous avons examiné les effets potentiels de ces changements sur la diversité des mauvaises herbes à l'intérieur de six principaux éléments de l'écologie des communautés: la colonisation, la perturbation, l'environnement physique, les interactions inter- et intra-communautés, et la dynamique de ces communautés. Des occasions de développer des stratégies de gestion des communautés de mauvaises herbes existent à l'intérieur de chacun de ces éléments. Si la diversité pouvait être gérée tout en maintenant des rendements acceptables, certains bénéfices découlant de la présence des mauvaises herbes et non encore considérés pourraient être observés, tel que le prédisent les relations existant entre les plantes de communautés non gérées. De plus, l'objectif d'obtenir un système de production plus durable, tenant compte de la diversité des communautés de mauvaises herbes, pourrait être accompagné d'orientations vers une politique encourageant la biodiversité des agro-écosystèmes.

PHYTOPROTECTION 1994 (75) : 19 – 33

A potential microbial control for fireweed (Epilobium angustifolium)
R.S. Winder and A.K. Watson

PHYTOPROTECTION 75 : 19-33

[A potential microbial control for fireweed (Epilobium angustifolium)] Manuscrit disponible en format pdf

Des plants infectés d'épi lobe à feuilles étroites (Epilobium angustifolium) ont été récoltés au Québec et les organismes isolés de ces plants ont été évalués comme agents potentiels de lutte biologique. Treize champignons pathogènes ont été isolés et trois d'entre eux (Colletotrichum dematium, Seimatosporium kriegerianum et Alternaria alternata) ont été virulents lors d'essais préliminaires de sélection. Le plus virulent de ceux-ci, C. dematium, a causé d'importantes lésions sur les feuilles et les tiges des plantes infectées et a été sélectionné pour une étude plus approfondie. La production d'inoculum a été optimale sur gélose à base d'extrait de malt modifié, et la virulence a été augmentée par l'enlèvement de la matrice des conidies à l'aide d'acide tannique et par l'addition d'extraits d'Aloe saponaria. La champignon a été pathogène pour l'épilobe à feuilles étroites et l'E. lanceolatum, alors que les autres espèces évaluées ont été résistantes ou immunisées. Les dimensions des conidies et des appressoria et le nombre restreint de plantes-hôtes supportent l'hypothèse que cet isolât pourrait être une forme-espèce non répertoriée. L'application d'une formulation de conidies âgées de 10 à 15 j, à une concentration de 109 conidies m-2 et après une période de rosée de 18 à 24 h, a causé la mortalité de 100% des rosettes d'épilobe à feuilles étroites âgées de 7 semaines dans les 48 h suivant l'application. La virulence a été réduite chez les plantes plus âgées. Dans l'essai au champ, la croissance des rosettes infectées a diminué de 33%. Ces résultats démontrent le potentiel de C. dematium comme agent de lutte biologique en sylviculture contre les plantules d'épilobe à feuilles étroites.

PHYTOPROTECTION 1994 (75) : 45 – 49

Une note sur la résistance à l’ergot chez le blé tendre, le blé dur et le triticale
D. Pageau, J. Collin and J.-M. Wauthy
PHYTOPROTECTION 75 : 45-49

[Une note sur la résistance à l’ergot chez le blé tendre, le blé dur et le triticale] Manuscrit disponible en format pdf

Un essai d'une durée de trois ans a permis d'évaluer la sensibilité de cultivars de céréales au champignon responsable de l'ergot (Claviceps purpurea). Les cultivars ont été évalués sous les conditions naturelles d'infection caractéristiques de la région du Lac Saint-Jean, au Québec. Lestriticales (X Triticosecale) ont montré une plus grande sensibilité à l'ergot que les blés durs (Triticum durum), qui à leur tour ont été plus sensibles que les blés tendres (Triticum aestivum). Le triticale cv. Bura était plus résistant à l'ergot que le cultivar Beaguelita. Le cultivar de blé dur Medora était plus résistant que le cultivar Kyle. Aucune différence significative n'a été observée parmi huit cultivars de blé tendre. La résistance à l'ergot est donc un facteur important à considérer dans le choix d'une espèce ou d'un cultivar destiné à une région où l'ergot est endémique.

PHYTOPROTECTION 1994 (75) : 35 – 43

Sensitivity distribution of Venturia inaequalis to fenarimol in Québec apple orchards
O. Carisse et J.R. Pelletier

PHYTOPROTECTION 75 : 35-43

[Sensitivity distribution of Venturia inaequalis to fenarimol in Québec apple orchards] Manuscrit disponible en format pdf

Cette étude a été faite dans le but d'établir le seuil de sensibilité du Venturia inaequalis au fenarimol, un inhibiteur de la biosynthèse de l'ergostérol. Au cours de la saison 1988, des isolats du V. inaequalis ont été prélevés dans 26 vergers commerciaux du Québec pour un total de 576 isolats monoconidiens. La sensibilité au fenarimol a été établie par des tests d'inhibition de la croissance radiale du mycélium. Les valeurs de ED50 obtenues pour les 26 vergers ont varié de 0,024 à 5,212 µg mL-1 pour une moyenne de 0,156 µ g mL-1. Une réduction de sensibilité, exprimée en valeur de ED50, a été observée dans trois vergers, soit pour 4,51% des isolats testés. Les isolats sensibles avaient un ED50 moyen de 0,079 µg mL-1, et les isolats de sensibilité réduite démontraient un ED50 de 1,714 (µg mL-1, ce qui représente un facteur de résistance de 22. Quatre populations ont été identifiées en fonction de la distribution de fréquence des valeurs de ED50.

PHYTOPROTECTION 1994 (75) : 53 – 67

Caractérisation pathologique et physiologique de deux populations de Verticillium albo-atrum isolées de la luzerne et de la pomme de terre
T. Barasubiye, C. Richard and D. Dostaler
PHYTOPROTECTION 75 : 53-67

[Caractérisation pathologique et physiologique de deux populations de Verticillium albo-atrum isolées de la luzerne et de la pomme de terre] Manuscrit disponible en format pdf

Le pouvoir pathogène et la croissance de souches de Verticillium alboatrum isolées de la luzerne (Medicago sativa) et de la pomme de terre (Solarium tuberosum) ont été déterminés. D'une part, sur la luzerne, les souches de la luzerne étaient plus virulentes que celles de la pomme de terre. D'autre part, seules les souches de la pomme de terre ont attaqué la pomme de terre. Sur la gélose dextrosée à la pomme de terre, la croissance optimale a été obtenue à 20°C pour les souches de la pomme de terre, et à 20-25°C pour les souches de la luzerne. La température de 30°C n'a pas été létale pour les souches de la luzerne, alors que 75% des souches de la pomme de terre ont été tuées à cette température. Avec le milieu de Fries, la masse sèche du mycélium des souches de la pomme de terre était de trois à quatre fois supérieure à celle des souches de la luzerne. À l'opposé, un milieu contenant du chlorate de potassium a inhibé d'une façon significative la croissance des souches de la pomme de terre comparativement aux souches de la luzerne. Ces résultats indiquent que les souches de la luzerne et celles de la pomme de terre constituent deux groupes pathologiquement et physiologiquement distincts.